• Chapitre 2) Le réveil d'un Dieu

     

    ...

    Les minutes passant, la quiétude de la nuit disparaît entièrement avec l'apparition du soleil au dessus de la colline lointaine... frontière et passage dans la forêt interdite.
    Les oiseaux se mettent à chanter, hymnes d'accueil, de joie de ce renouveau.

    Douce frénésie s'empare de tous les Êtres, retournant à leurs activités.
    Intrigués par la présence de Celui dont on ne sait pas d'où Il vient, mais rassurés par son air paisible, la plupart des spectateurs s'en vont dans leur domicile.

    Seuls quelques lutins, bien cachés continuent à suivre la scène.
    Grand honneur leur soit rendu, car sans eux, nous n'en saurions pas ce qui survenu alors.

    Personne ne sembla comprendre ce qui se tramait dans l'air, et pourtant tout le monde avait le cœur qui battait plus vite...
    d'appréhension ou de joie... difficile à dire.
    Ce sentiment indéchiffrable poussait tout un chacun d'aller de l'avant, de se dépêcher de faire ses activités journalières... dans l'attente du soir, où, cela ils en étaient tous certains, l'on en saurait bien d'avantage...

    Le calme ruisseau traversant la clairière coulait lentement, s'entrechoquant aux barrages construits par les castors. Léchant de sa soyeuse eau les bordures de la rive, emportant avec lui tous ceux qui désirait voyager.
    Dans un chant empreint de toute la mélancolie, le désir du voyage, les promesses d'aventures, il glissait au travers de ce paysage magique....

    Oui, voilà ce qu'était cette clairière.

    ...Magique...

    En effet, si tout le monde fut intrigué par la venue de cet étrange personnage, peu encore se voyaient impressionnés par les 8 grandes pierres posées par une main inconnue en un cercle au milieu de la clairière...  encore moins ne se posait-on des questions  sur l'étrange altar se trouvant en leur milieu...

    Ceux qui en savaient encore assez, du peu qu'il y avait à savoir de cette sculpture, étaient soit déjà mort, ou alors déjà trop âgés pour que les autres prennent leur récit pour vrai.
    Ce que tout le monde savait pourtant, ou croyait encore savoir, c'est que ce cercle était la cause du malheur qui plane sur la forêt interdite. Que c'est là que les sorcières ont prodigué leur dernière malédiction. Condamnant de fait tout le monde vivant autour à de lourdes larmes et peines.

    Deux heures avaient déjà passées et nouveau venu dormait encore.
    Le message de sa venue se transportant comme une poudre, d'autres curieux vinrent afin de le voir.
    De ceux-ci étaient aussi la horde de loups, vivant sur le flanc du volcan. Leur voyage jusqu'ici fut long. Avertis pas moineaux et corbeaux, tous partirent, à la fuite.

    Daya et Ronan, le couple dominateur de la horde L'aperçurent en premier.
    Faisant signe au reste de la troupe de rester au bord de la clairière, ils s'approchèrent.
    Ne prêtant attention aux recommandation et avertissements des lutins ils traversèrent le cercle de pierres pour aller à Lui.

    Intrigués par son visage paisible, angélique, ils le couvèrent du regard.

    Ronan, prudent s'en tint à égard.
    Daya par contre, poussée d'une énergie, envie indéchiffrable s'en approcha à distance d'un bras.

    Qu'Il était beau...
    Emerveillée elle se lécha les babines.
    Clignant des yeux pour voir plus clair, éblouie par son éclat doré...

    Doucement elle fit le tour de Lui, posant patte après patte pour ne pas le réveiller.
    S'approchant d'avantage, faisant fi du gémissement craintif de Ronan, elle le renifla...
    Son cou, ses oreilles... jusqu'à ses orteils.

    Des cris retentirent de la forêt, apeurés qu'elle ne le dévore les lutins se mettaient à appeler du renfort pour Le sauver.

    Elle n'entendait plus rien, envoûtée par son odeur, elle le lécha sous l'oreille, sur la joue.
    balayant les dernières gouttes de nuée de sa chaude langue...
    Se délectant de son goût si suprême.

    Un gémissement sorti du dormeur.
    Un tendre sourire se formant sur ses lèvres.
    Sans l'effrayer, cela la poussa plus en avant, lui léchant le cou et tout le visage.

    D'elle s'échappa une plainte aigue, lorsque de bras droit le dormeur la coucha sur son flanc.

    Ronan et tout le clan arrivant sur les lieux, fléchant des babines, grondant rageusement les entourèrent.

    Mais Lui pris Daya dans ses bras, la serra contre lui.
    Dans son sommeil, et ses rêves heureux, Il ne remarqua point le chamboulement autour de Lui.
    Daya fit signe à sa horde que tout allait bien, qu'il devaient se calmer.

    Lutins et Elfes se rassemblèrent.
    Inquiets du tournant qu'allait prendre ce renouveau.

    La louve, rassurée, se remit à lécher Son visage, poussant du nez humide sur son torse, ses oreilles.
    Gémissant pour qu'il se réveille...

    Les muscles du bras se durcissant, les doigts bougeant pour reprendre vie, prenant une profonde inspiration en un doux soupire, il clignât des yeux.
    Les refermant aussitôt.

    Caressant la fourrure de Daya, insécurisé, perdu il les rouvrit...
    Pour plonger son regard dans celui de Daya...

    « Bonjour bel Inconnu....Bienvenu à la forêt interdite » Lui murmura-t-elle.

    Â ce moment précis tout chamboula, Lui affolé d'avoir une louve parlante dans Ses bras, et les aigles criant alerte au dessus d'eux...

    ils étaient une vingtaines, avec tous les même chant :

    Attention, attention, tous aux abris !!! Elle arrive... Elle arrive... !!!
    Tous aux abris !!!!!

    ......


  • Commentaires

    1
    Samedi 5 Mai 2007 à 16:44
    Nadjushka...
    ...comme je suis heureuse de te trouver ici, de voir que tu ouvres ici une part de ton univers... alors je te souhaite la bienvenue ici. Je t'ai liée chez moi par 2 fois... Un lien pour chacune de tes facettes que j'aime tant... A très vite ma belle amie...
    2
    Samedi 5 Mai 2007 à 16:51
    J'en oublie même de te laisser un mot...
    ... sur ton texte. sur ce rcir fantasmagorique... Des loups, des aigles, un dieu... Je pense que tu plairas bcp...
    3
    Samedi 5 Mai 2007 à 21:01
    Ma tendre Toula,
    rien ne me fait autant plaisir que tes compliments, me douce muse que j'adore plus que tout. toi avec qui le mot partage prend un autre sens. Cela m'est un réel plaisir que de m'ouvrir, oui via deux facettes, mais pour que le monde puisse en profiter. encouragée par tes complitments je mettrais encore d'avantage de moi dans mes écris. Ma belle et torride toula, je t'embrasse chaudement et avec tout le coeur. à bientôt...Nadjushka
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